Partager ce que l’on sait est le meilleur moyen d’apprendre davantage.

La rétroaction entre pairs (2e partie) : des pistes pour passer à l’action

Julie Cantin

Associée

14 février 2018


Dans la première partie de mon article, je soulignais l’importance de la rétroaction entre pairs pour favoriser une culture d’entreprise apprenante basée sur la relation de confiance. Pour forger ou renforcer ce type de pratique, certaines actions sont à valoriser pour en faire un succès. Je vous partage donc quelques trucs pour vous préparer à vivre la rétroaction entre pairs dans vos équipes.

À quoi sert la rétroaction

Obtenir de la rétroaction de ses pairs permet assurément de cibler nos zones d’amélioration, mais également notre potentiel.  En effet, nos collaborateurs sont aux premières loges pour nous observer et nous faire prendre du recul sur nous-même. Au fil du temps, ces échanges permettront de renforcer la relation de confiance, favorisant ainsi l’engagement envers ses collègues et son équipe. Une telle maturité dans les communications est d’ailleurs essentielle pour mettre de l’avant une culture agile, laquelle requiert de saisir le momentum de toutes situations.

Sur quoi ?

On veut bien demander de la rétroaction mais sur quoi ? Identifiez les comportements que vous souhaitez mettre en valeur ou encore, ceux que vous souhaitez modifier, vos objectifs personnels, ceux de votre équipe ou de votre entreprise, une situation importante qui est porteuse de sens pour vous, vos cibles de développement, etc. Puisque la rétroaction tire ses racines dans les faits, l’avis de ses pairs est une source puissante d’information et la prise de conscience ainsi générée permettra de vous mettre dans l’action plus rapidement.

Demander une rétroaction

Pour encourager la rétroaction entre pairs, il est important d’avoir cette proactivité d’aller vers les autres et de la solliciter. Lorsque l’on désire recevoir une rétroaction d’un collaborateur, il faut aiguiller ce dernier sur le sujet, les raisons qui nous amènent vers lui et nos attentes face à cette rencontre. Quelles informations souhaitons-nous recevoir ? Sur quelle situation vécue ? Quel est notre objectif derrière cette requête ? Positionner clairement les attentes facilitera la tâche de notre interlocuteur, clarifiera les balises de l’échange et l’aidera à cibler les éléments à faire ressortir.

L’entretien de rétroaction

Faire preuve d’empathie et d’authenticité est un comportement essentiel à adopter afin de créer une relation de confiance et de respect. L’empathie fait référence à la capacité de se mettre à la place de l’autre, être ouvert à ses préoccupations. Il faut laisser la place à l’autre pour réagir et lui démontrer que l’on comprend ce qu’il vit avec ouverture et sans jugement. En plus de miser sur les faits et de parler au « je », il est essentiel d’accueillir la réaction de notre interlocuteur, d’écouter et de clarifier. En effet, il est requis de poser des questions pour ainsi bien saisir les propos de l’autre afin d’éviter de générer des perceptions. Par ailleurs, lorsque l’on se trouve en posture de donneur de la rétroaction, le fait de proposer des solutions à la situation démontre notre réel intérêt à contribuer, à soutenir et faire partie de la solution, le cas échéant.

Bien doser

Le désir de préserver les relations, la crainte de blesser, la peur de générer un malaise…toutes les raisons sont bonnes pour éviter la rétroaction. À l’opposé, en abuser et donner de la rétroaction sur tout et rien noiera assurément le but visé. Il est donc important que ces moments soient fondés sur une intention bienveillante et de doser la fréquence afin d’optimiser l’impact et la pleine valeur des échanges.

Dans tous les cas, mon plus grand conseil serait, sans grande surprise, d’oser plonger ! Rien de tel que de vivre quelques séances pour s’ajuster et en mesurer la valeur. Et surtout, pensez à remercier !


Autres articles